Τετάρτη, 8 Ιουνίου 2011

La lettre du Président de la Fédération Internationale des Professeurs de Français

Fédération Internationale des Professeurs de Français
Le Président
à Madame la Ministre de l’Education nationale tout au long de la vie et des Cultes de Grèce

Madame la Ministre,

Alertée par l’Association Panhellénique des Professeurs de Français Formation Universitaire (APELF), la Fédération internationale des professeurs de français apprend avec la plus grande inquiétude votre décision de supprimer l’enseignement du français des lycées grecs, et cela après que les horaires consacrés à cette langue aient déjà été réduits dans les collèges. Nous entendons même que cet enseignement pourrait être supprimé de la plupart des écoles.

Nous sommes d’autant plus surpris par cette décision que la Grèce est devenue récemment membre de l’Organisation internationale de la Francophonie et que différents traités européens auxquels elle a souscrit contiennent un volet culturel et des engagements à promouvoir le plurilinguisme.

Comme vous les savez aussi, la Grèce jouit en France et plus largement dans la Francophonie, d’une énorme aura culturelle et affective, et les Francophones ont exprimé autant qu’ils ont pu le faire toute leur solidarité dans les épreuves que traverse actuellement votre pays.

Nous, professeurs de français du monde entier, comprenons l’inquiétude professionnelle et culturelle de nos collègues grecs, et rappelons notre attachement à une éducation plurilingue seule à même à nos yeux, d’assurer aux citoyens une compréhension fine et riche du monde de demain.

C’est pourquoi, Madame la Ministre, nous vous demandons de bien vouloir reconsidérer votre position sur l’enseignement du français dans le système éducatif grec.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à mon profond respect.

Jean-Pierre Cuq
Président de la FIPF

Copie à Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie

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